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LES GAY GAMES À PARIS LES JEUX DE LA DIVERSITÉ

par Alexis Chenu

Imaginés en 1982 par le décathlonien américain gay Tom Waddell, les Gay Games créent une version des Jeux Olympiques moins élitiste, prônant l’égalité et la lutte contre toutes les discriminations en pleine épidémie du Sida.

De Sydney à New-York en passant par San Francisco, l’événement qui se déroule tous les 4 ans, parcourt le monde depuis plus de 35 ans et s’arrête pour la première fois à Paris cet été. 

« Une vitrine internationale pour redonner une visibilité aux athlètes LGBT, détaille Manuel Picaud, président des Gay Games, pour reparler d’homophobie dans le sport, et promouvoir plus largement l’égalité à un moment où l’homosexualité est encore punie dans plus de 77 pays ». Des vœux que défendront les athlètes – amateurs et pros, gay ou pas - venus du monde entier, inscrits sur le seul critère du dépassement de soi et concourant aux épreuves de natation, volley-ball, athlétisme, participant aux tournois de pétanque aussi, de roller, de bowling (l’une des épreuves reine) ou de danse sportive. Du centre d’accréditation organisé à la Cité de la Mode et du Design (du 31 juillet au 5 août) à la cérémonie d’ouverture au Stade Jean Bouin suivie d’une soirée au Grand Palais (le 4 août) qui recevra le Dj Offer Nissim, de l’animation du village du parvis de l’Hôtel de Ville jusqu’aux remises des médailles dans les 55 sites mobilisés, les Gay Games s’invitent au cœur de Paris. Du sport et aussi de la culture autour, des expos, défilés de mode, ballets et des conférences et tables rondes pour faire avancer cette belle idée : le sport universel et pour tous. Inscriptions aux épreuves avant le 1er juillet.


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