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3 QUESTIONS À... ALEXANDRE MATTIUSSI AMI

par Anne Eveillard

Ado, il rêvait de devenir danseur. C’est finalement vers la mode qu’Alexandre Mattiussi s’est orienté : «J’avais envie d’habiller les gens», con e-t-il. Après avoir fait ses classes chez Christian Dior, Givenchy et Marc Jacobs, il a fondé sa marque AMI en 2011. Cette maison masculine, au chic décontracté, compte déjà trois boutiques à Paris et elle ne cesse de conquérir le monde. À 36 ans, le styliste vient de présenter sa collection automne-hiver 2017 à la Cité de la Mode et du Design.

Qu’est-ce qui singularise vos créations?

«AMI, c’est avant tout un vestiaire de potes. Je leur demande ce qu’ils ont envie de porter avant de commencer à penser à une collection. Je suis très connecté à la réalité, aux besoins et aux envies des autres. En outre, je pars du principe qu’un vêtement est une extension de soi, de sa personnalité. On est ce que l’on porte. D’ailleurs, je porte mes créations...»

Quelles sont vos sources d’inspiration?
«Paris est l’une de mes principales sources d’inspiration. J’y vis depuis vingt ans et c’est l’une de mes villes préférées dans le monde. J’ai fait mon premier défilé, il y a six ans, dans un bistrot voisin de la place des Victoires. Une autre année, j’ai même fait reconstituer un wagon de métro pour présenter mes créations. Aujourd’hui, mon défilé à la Cité de la Mode et du Design s’inspire des rues de Paris et de leurs néons multicolores. J’aime la vie de cette ville. Pour moi, AMI est comme un commerce de quartier.»
Comment voyez-vous la mode en 2017?
«Il n’y a pas de mode. La mode se démode et les réseaux sociaux accélèrent les effets de mode. Selon moi, la mode doit être lisible, facile à comprendre, à porter et à vivre. Quant à AMI, j’ai démarré seul en 2011 et aujourd’hui j’ai une équipe de 70 personnes : j’ai de la chance. Mais c’est beaucoup de travail aussi, conjugué à de l’authenticité et de la bienveillance. Après des boutiques ouvertes à Paris, Londres, Tokyo et Hong Kong, cette dynamique d’équipe devrait permettre d’en ouvrir une autre prochainement à New York. »


amiparis.com